L’oiseau en cage
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Dans sa cage négrière et rude,
Les ailes rongées de solitude,
L’oiseau rêvait d’un ciel sans danger
Et des étoiles pour seul berger.
Captif des barreaux, douces injures,
L’air le berçait de mornes murmures,
Mais ses yeux d’un ciel bleu et léger
Guettaient le grand jour, prêt à voler.
Au chant de l’alouette,
Je veille, je dors ;
J’écoute l’alouette
Et puis je m’endors !
Infini, libre, couleur d’aurore
Vers ce bel horizon qui l’implore,
Il siffla un gospel de chagrins
Lancinants comme mille refrains.
Là où se noie la mélancolie,
Une étincelle, un éclat d’envie,
Un battement, la porte s’ouvrit,
Un souffle, une vie, puis... il partit !
Au chant de l’alouette,
Je veille, je dors ;
J’écoute l’alouette
Et puis je m’endors !
Dans sa cage négrière et rude,
Les ailes rongées de solitude,
L’oiseau rêvait d’un ciel sans danger
Et des étoiles pour seul berger.
Un quatrain pour le vent,
Un sonnet pour les bois !
Une ode pour la pluie,
La ballade pour la joie !
Au chant de l’alouette,
Je veille, je dors ;
J’écoute l’alouette
Et puis je m’endors !
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / 2024
