Fauve elle est parmi les fauves
rôdant dans les bas quartiers
autour des bars aux portiers
nigériens qui la poursuivent.
Çà et là vous vous heurtiez
oppressé à quelque zouave
ivre rue Jacques Cartier
se soulageant qui se sauve
en criant « Vive Mortier ! ».
Hésitant entre les squares
épuisée par tant de nuits
brûlantes à fuir l’ennui
elle parcourt ces obscures
rues que soudain les Chinois
taillent d’ardentes escarres.
