Octroi
2
Comme un cerf dont le cor
Soutient le brame,
Je voudrais partager
Mes éclats d’âme…
Et pour écrire encor
Tant qu’est la flamme
Du réel passager
- Avant le drame !
Vous et moi deviendrons
Bientôt posthumes
La vieillesse et la mort
- Plus quelques rhumes !
Adieu, rhododendrons,
Fleurs que nous fûmes ;
Que l’on soit faible ou fort,
Bientôt les brumes…
Nous n’étions qu’un ramas-
- Sis de cellules !
Mais qu’il est beau le vol
Des libellules…
Nos soi-disant karmas
Dont tu pullules,
Ciel, sont-ils, à ton hall,
Si minuscules ?
Vivre et mûrir, souvent,
Sont un prétexte,
Ainsi que de prier
De cinq à sexte ;
Passe et passe le vent
Et va mon texte,
Tel ploie un peuplier
Peut-être agreste …?
Soutient le brame,
Je voudrais partager
Mes éclats d’âme…
Et pour écrire encor
Tant qu’est la flamme
Du réel passager
- Avant le drame !
Vous et moi deviendrons
Bientôt posthumes
La vieillesse et la mort
- Plus quelques rhumes !
Adieu, rhododendrons,
Fleurs que nous fûmes ;
Que l’on soit faible ou fort,
Bientôt les brumes…
Nous n’étions qu’un ramas-
- Sis de cellules !
Mais qu’il est beau le vol
Des libellules…
Nos soi-disant karmas
Dont tu pullules,
Ciel, sont-ils, à ton hall,
Si minuscules ?
Vivre et mûrir, souvent,
Sont un prétexte,
Ainsi que de prier
De cinq à sexte ;
Passe et passe le vent
Et va mon texte,
Tel ploie un peuplier
Peut-être agreste …?
