Sans Bruit
3
Le Bon, le Bien dans l’univers
N’émergent que dans le silence
Comme ces vagues de la mer
Qui en ont la ronde puissance.
L’étoile sage dans la nuit
Diamante le ciel presque noir
Tandis que la lune alanguie
Veille l’enfant, sur son perchoir.
Le soleil, les nuées, les plantes,
Deux écureuils qui se poursuivent,
Le vent dans sa robe flottante
Ont la même prérogative :
Ils ne savent donner d’eux-mêmes
Que ce qu’ils sont, bien humblement,
Dans la paix ils vivent et aiment
Donnant couleurs au cours du temps.
Ainsi lilas, roses fleuries,
De douces couleurs gratifiés,
Le gai jardin les remercie
D’être là et de le combler ;
Même cueillis et emportés
Pour envaser leur élégance,
Toujours leurs parfums s’offriraient :
Telle est leur unique vengeance.
Voilà pourquoi il faut apprendre
De la fleur, de l’air, des nuages,
Pour être vrai et moins dépendre
De l’artifice des usages.
Les rapports humains changeraient,
Peut-être même les conflits,
De la défiance on guérirait
Voyant en autrui un ami...
Heureuse de tout ce qu’ell’ quitte,
Ces grabuges faits à grand bruit,
Ainsi joliment réécrite,
Transfigurée serait la vie.
N’émergent que dans le silence
Comme ces vagues de la mer
Qui en ont la ronde puissance.
L’étoile sage dans la nuit
Diamante le ciel presque noir
Tandis que la lune alanguie
Veille l’enfant, sur son perchoir.
Le soleil, les nuées, les plantes,
Deux écureuils qui se poursuivent,
Le vent dans sa robe flottante
Ont la même prérogative :
Ils ne savent donner d’eux-mêmes
Que ce qu’ils sont, bien humblement,
Dans la paix ils vivent et aiment
Donnant couleurs au cours du temps.
Ainsi lilas, roses fleuries,
De douces couleurs gratifiés,
Le gai jardin les remercie
D’être là et de le combler ;
Même cueillis et emportés
Pour envaser leur élégance,
Toujours leurs parfums s’offriraient :
Telle est leur unique vengeance.
Voilà pourquoi il faut apprendre
De la fleur, de l’air, des nuages,
Pour être vrai et moins dépendre
De l’artifice des usages.
Les rapports humains changeraient,
Peut-être même les conflits,
De la défiance on guérirait
Voyant en autrui un ami...
Heureuse de tout ce qu’ell’ quitte,
Ces grabuges faits à grand bruit,
Ainsi joliment réécrite,
Transfigurée serait la vie.
