Photo de Nihilisteo
Poème écrit par Nihilisteo

Baudelaire -Ferré dialogue entre temps

Extrait des Dialogues Anachroniques

Baudelaire:
Oh, Léo Ferré, dites-moi donc,
Que pensez-vous du temps qui s'en va ?
Ces heures qui glissent entre nos doigts,
Emportant nos rêves, nos joies.

Léo Ferré:
Le temps, Charles, un voleur sans merci,
Il nous dépouille de nos plus beaux jours.
Comme toi, j'ai vu les fleurs du mal éclore,
Et leur parfum emplir l'air encore.

Baudelaire:
Les fleurs du mal, ces pétales sombres,
Qui révèlent la beauté dans l'ombre.
Mais le temps, mon ami, nous les arrache,
Et nos illusions s'évanouissent en tâche .

Léo Ferré:
Les fleurs du mal, je les ai chantées,
Leur noirceur, leur spleen, leur vérité.
Mais le temps, implacable, les flétrit,
Et nous laisse face à notre propre dépit.

Baudelaire:
Ah, Léo, l'éphémère est notre destin,
Comme ces fleurs fanées sur le chemin.
Nous sommes condamnés à les contempler,
Alors qu'elles se fanent, loin de renaître.

Léo Ferré:
Le temps, Charles, il est notre geôlier,
Il griffe nos âmes, nous fait saigner.
Mais nous écrivons, nous chantons encore,
Pour défier sa cruauté, histoire de nous sentir forts

Baudelaire:
Oui, Léo, nos mots sont nos armes,
Contre le temps qui s'enfuit, qui désarme.
Dans nos vers, nous figeons l'éternité,
Et défions ainsi sa fuite insensée pour la postérité

Léo Ferré:
Le temps, Charles, il dévore tout,
Mais notre art reste, même après nous.
Les fleurs du mal, les mots maudits,
Sont notre héritage, notre défi.

Baudelaire:
Le temps s'en va, mais nos vers restent,
Comme des échos dans l'air qui résonnent.
Les fleurs du mal, symboles immortels,
Même si le temps les emporte, cruel.

Léo Ferré:
Charles, notre dialogue transcende les ans,
Le temps n'est rien face à nos chants.
Les fleurs du mal, un héritage vibrant,
Qui défie le temps, éternellement.

Tous droits réservés © Poème posté le 09/12/2023 par Nihilisteo

...