Gardant ce sentiment presque inné de mauvaise conduite,moi, Moha le tunisien a le plaisir d’entendre le corbeau crailler. Sans se sentir inquiet d’avoir mal interprété les cris des oiseaux dans un pays où on ne connaît pas sa langue nationale, ici et nulle part à Munich les corbeaux sont proches de l’homme.sans Jamais être décriés par les bava riens qui ne font de son cri aucun symbole de mauvais sort,ça je viens d’apprendre ça par les signes malgré l'obstacle linguistique qui demeurait mon cauchemar durant ce voyage qui se métamorphose parfois en un sentiment d’alignement permanent, et qui ne cesse de m’ennuyer , moi, soi-disant le polyglotte de son temps !?Je continue mon errance confinée,et rien ne sert de voir sans parler, là bas la grêle semble tomber en fleurs de neige, le corbeau rose ne cesse de survoler la ville sans jamais tenir compte d'un fromage pour démentir la maxime de la parole intriguée de La fontaine :
Sans appel à la prière
Ni voûtes ni minarets
Seul l'ordre règne muet
Et La ligne droite seule qui démarque le parallélisme de ses voies, sans radar palpable, ni dieu caché , Moha le tunisien qui se conduit maladroitement sans voiture ni bicyclette, fait semblant d'être errant confiné d'avance pendant un séjour bloqué à Munich. Déjà proche éloigné, l’anté- virus qui aggrave l'effet psychique du Corona non grata ici- maintenant, en paix sans être jamais ennuyé par la prière de mon ami le médecin qui ne cesse de demander le secours de son Dieu puissant miséricordieux sur face book pour mettre fin à cette épidémie et sauver les fidèles de toute contagion.
Moha le tunisien Munich le 25/03/2020
Poème écrit par
Mohamed KHRAIEF
Le corbeau rose ( Journal poétique de Munich3)
Tous droits réservés © Poème posté le 05/09/2023 par Mohamed KHRAIEF
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