Tangerine
3
Morroco espagnol, la trotteuse des calèches,
Rappelle la fuite du temps dans tes ruelles calleuses,
Le sirocco balaie, de ma prose amoureuse,
Les tournures tourmentées, d’un souffle dense et rêche.
Des gravures rococo, je sais le ridicule,
Les temps ne souffrent plus ces postures coloniales,
Mais fixant les clichés, gravés sur pellicules :
J’aime le thé à la menthe et son cérémonial.
Aperçu populaire du frottement charnel,
Du patois guttural saturant les bouis-bouis,
Les tourneries des mobs sonnent comme des ritournelles,
Sues sur le bout de doigts que couronne le cambouis,
Quémandant la chaleur d’alcools de contrebande,
Que dans l’ivresse gourmande, les sensations se paument,
Je croque ta langue au chat et tes yeux en amande,
Lèche le sens des silences dans le creux de ta paume.
Tandis que déambulent les vendeurs de jasmin,
Qu’un mendiant se lamente, le chien galeux en main,
Sèchent tes pleurs dégrisés, gisent nos breuvages lactés :
D’un serment solennel, je me suis rétracté.
Face aux morsures des glaces, je fais feu de tout bois :
Que soit, d’une dive bouteille, ton génie délivré,
Qu’il m’apaise d’un baiser, car gémit, aux abois,
Le blizzard jumelé à mon cerveau givré.
Rappelle la fuite du temps dans tes ruelles calleuses,
Le sirocco balaie, de ma prose amoureuse,
Les tournures tourmentées, d’un souffle dense et rêche.
Des gravures rococo, je sais le ridicule,
Les temps ne souffrent plus ces postures coloniales,
Mais fixant les clichés, gravés sur pellicules :
J’aime le thé à la menthe et son cérémonial.
Aperçu populaire du frottement charnel,
Du patois guttural saturant les bouis-bouis,
Les tourneries des mobs sonnent comme des ritournelles,
Sues sur le bout de doigts que couronne le cambouis,
Quémandant la chaleur d’alcools de contrebande,
Que dans l’ivresse gourmande, les sensations se paument,
Je croque ta langue au chat et tes yeux en amande,
Lèche le sens des silences dans le creux de ta paume.
Tandis que déambulent les vendeurs de jasmin,
Qu’un mendiant se lamente, le chien galeux en main,
Sèchent tes pleurs dégrisés, gisent nos breuvages lactés :
D’un serment solennel, je me suis rétracté.
Face aux morsures des glaces, je fais feu de tout bois :
Que soit, d’une dive bouteille, ton génie délivré,
Qu’il m’apaise d’un baiser, car gémit, aux abois,
Le blizzard jumelé à mon cerveau givré.
