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Nostalgie
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Jadis une voix généreuse
fleurissait mes jours et mes nuits
de mots plus doux qu’une berceuse
plus clairs que le chant de la pluie

Elle m’offrait la quintessence
de l’art dont elle était pétrie.
Et fut longtemps la providence
de mes balbutiants écrits

Précieusement mon écritoire
recueillait ce ruissellement
pour le glisser dans ma mémoire
jusqu’à son épanouissement

Mais un jour la belle s’est tue
- les muses sont capricieuses -
Depuis le temps est suspendu 
à sa lyre silencieuse

Reviens, muse, de temps en temps,
le temps de me remettre en selle ;
je sais que je n’ai plus vingt ans
mais je rêve encor d’étincelles.

© Poème posté le 02/09/2023 par Cardaline

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