Elle attend
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Elle attend à l'ombre d'une immense vertèbre
Que l'alliance du sel du sable et du soleil
A plus blanchi qu'un os de seiche ou qu'un orteil
De vieux dieu de corail aux abysses célèbres
Elle attend adossée contre cette lumière
Que le temps prisonnier des rouages modernes
Ose donc s'envoler sur les ailes des sternes
Maïs l'horloge est ici bien perfide geôlière
Ce n'est pas l'enclume qui fendra cette terre
C'est l'aiguille ! C'est l'ancre! C'est le sablier
Et cet échappement au souris émacié
Qui font des descentes le poids de nos mystères
Écris ! Écris encor! Lui scandent dans le noir
L'étoile fileuse, la dame au gris linceul
Peu importe la foule, on finit toujours seul
Lorsque la der des ders vient achever l'histoire
Alors elle écrit - écrit - à l'encre de ces nuits
Et de ces mers trop bleues, à l'encre de son cœur
À l'encre des soleils mourants ou bien vainqueurs
À l'encre de ces soirs d'automnes et de pluies
Les feuilles sont bien plus nombreuses que les lunes
Leurs veines, ces fleuves où l'on sait chercher l'or
L'or qui rend jalouse la reine des aurores
Les feuilles sont bien plus que tous les grains des dunes
Que l'alliance du sel du sable et du soleil
A plus blanchi qu'un os de seiche ou qu'un orteil
De vieux dieu de corail aux abysses célèbres
Elle attend adossée contre cette lumière
Que le temps prisonnier des rouages modernes
Ose donc s'envoler sur les ailes des sternes
Maïs l'horloge est ici bien perfide geôlière
Ce n'est pas l'enclume qui fendra cette terre
C'est l'aiguille ! C'est l'ancre! C'est le sablier
Et cet échappement au souris émacié
Qui font des descentes le poids de nos mystères
Écris ! Écris encor! Lui scandent dans le noir
L'étoile fileuse, la dame au gris linceul
Peu importe la foule, on finit toujours seul
Lorsque la der des ders vient achever l'histoire
Alors elle écrit - écrit - à l'encre de ces nuits
Et de ces mers trop bleues, à l'encre de son cœur
À l'encre des soleils mourants ou bien vainqueurs
À l'encre de ces soirs d'automnes et de pluies
Les feuilles sont bien plus nombreuses que les lunes
Leurs veines, ces fleuves où l'on sait chercher l'or
L'or qui rend jalouse la reine des aurores
Les feuilles sont bien plus que tous les grains des dunes
