Coeur de miel et de feu, de vie et de silence
A produire inspiré un pourpre capiteux
Si l'ombre éclot, vagit son reflet caverneux
A tes pieds se suspend l'océan, nu, Byzance !
L'ardeur faisant toujours, si d'ordinaire il pleut,
D'un vieux marin d'eau douce un Nemo en partance
En bisquine, en radeau, en quête de nuance
Sur les brisants l'azur t'accueille radieux.
Dans les ondes cobalt où le corail palpite
Le récif à tribord berce son Lakatoï
Indivisiblement la vague au corps invite
En translucides tons chatoie ses piroguiers
Qui dans l'alizé suent l'iode et le monoï
O mer qui sais guérir nos étés meurtriers.
