Les îles vertes
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De tes yeux verts, je bois l’onctueux nectar
Je m’abandonne en ton étreinte glorieuse
Sauter dans ton vaisseau et larguer les amarres
Pour l’immense odyssée sur les mers orageuses
Notre cap est fixé : les Iles Merveilleuses
Pourtant dès la première nuit l’on fait naufrage
Celle que l’on prenait pour Reine est une gueuse
L’esthète étincelante est une anthropophage
L’île dont tu convoitais les longs bois jolis
N’est qu’un sinistre bocage de tombeaux gris
Qui brillent sous les soirs de lune bleu-cendrés
Marche tout doucement dans cette argile ardente
Ecoute !
C’est une complainte que tu chantes
Puisque sur chaque tombe... ton nom est gravé !
