La complainte de la feuille
3
La feuille aux dentelles dénouées
S'ébat dans le froissement des ors,
Où vacille le chant de l'aurore,
Dans l'échancrure du temps défait.
"Que n'ai-je su confondre la nuit,
Glissant en mes veines embrasées!"
De tout son sang, elle cèle ses cris
Dans les roses du temps oublié.
La brise ailée murmure à la feuille:
"N'aie de crainte à l'aube de la nuit"
Le rêve, sans bruit aucun s'effeuille
Le long de sa robe énorgueillie.
Le ciel inachevé ne bat plus
Sur la pierre nue à l'âme feuillue.
S'ébat dans le froissement des ors,
Où vacille le chant de l'aurore,
Dans l'échancrure du temps défait.
"Que n'ai-je su confondre la nuit,
Glissant en mes veines embrasées!"
De tout son sang, elle cèle ses cris
Dans les roses du temps oublié.
La brise ailée murmure à la feuille:
"N'aie de crainte à l'aube de la nuit"
Le rêve, sans bruit aucun s'effeuille
Le long de sa robe énorgueillie.
Le ciel inachevé ne bat plus
Sur la pierre nue à l'âme feuillue.
