Sade, dont une aïeule illumina Pétrarque,
Emprisonné douze ans par l’opprobre royal,
Est révolutionnaire en ce matin glacial,
Clamant à la section sa sincère remarque :
« N’observes-tu Paris combien le peuple s’arque
Sur l’espoir d’une église et d'un credo trivial
Où l’impensable mythe et l'informe signal
Corrompent les vertus bien plus que le monarque ! »
Robespierre, furieux, qu’on toise le divin
Elance à l’assemblée un discours souverain
Contre ces asociaux prêchant leur foi mutine ;
Sur son cou meurtrier s’abat le couperet,
Et l’écorcheur d’enfants écrira guilleret
Pour des intéressés les amours de Justine.
Poème écrit par
Nicolas
D.A.F. Sade
1
Robespierre et Sade se rencontreront à la section des Piques. Sade y prononcera, devant lui notamment, un discours très athéiste le 15 novembre 1792 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6259007r/f5.item.texteImage
Robespierre finira par faire voter la loi du 7 mai 1794 se prononçant sur la notion d'être suprême :
« Le peuple français reconnaît l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme. — Il reconnaît que le culte de l’Être suprême est la pratique des devoirs de l’homme. Il sera institué des fêtes pour rappeler l’homme à la pensée de la divinité et à la dignité de son être. »
Déclarant : "« Nous déjouerons dans leurs marches contre-révolutionnaires ces hommes qui n'ont eu d'autre mérite que celui de se parer d'un zèle anti-religieux… Oui, tous ces hommes faux sont criminels, et nous les punirons malgré leur apparent patriotisme. »
« Arrive. Je t’attends. Je m’arrangerai pour procurer à mes hôtes un de Sade complet ! Il y en aura des volumes sur les tables de nuit ! » Flaubert à Théophile Gautier
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6259007r/f5.item.texteImage
Robespierre finira par faire voter la loi du 7 mai 1794 se prononçant sur la notion d'être suprême :
« Le peuple français reconnaît l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme. — Il reconnaît que le culte de l’Être suprême est la pratique des devoirs de l’homme. Il sera institué des fêtes pour rappeler l’homme à la pensée de la divinité et à la dignité de son être. »
Déclarant : "« Nous déjouerons dans leurs marches contre-révolutionnaires ces hommes qui n'ont eu d'autre mérite que celui de se parer d'un zèle anti-religieux… Oui, tous ces hommes faux sont criminels, et nous les punirons malgré leur apparent patriotisme. »
« Arrive. Je t’attends. Je m’arrangerai pour procurer à mes hôtes un de Sade complet ! Il y en aura des volumes sur les tables de nuit ! » Flaubert à Théophile Gautier
Tous droits réservés © Poème posté le 27/07/2022 par Nicolas
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