Sortilège
3
Le ciel concentre son azur
Au-dessus des vertes collines
Pour égaler ton regard pur…
Et le soleil que tu fascines,
Immobile sur l’arbre ému,
Faillit à sa fuite en avant...
Le vent tel un chien éperdu,
En quête d’ébats exaltants,
Chahute dans ta chevelure…
La rivière rasant tes pieds
T’implore d’un discret murmure
De lui adresser un galet…
Et moi dans l’étrange manège
Des Dieux prosternés à tes pieds,
Je sens tomber le sortilège
De tes trois petites années
De mes yeux à mon cœur serré.
Je me sens chanceux de l'aubaine
Et fixe l’instant enchanté
Plus grisant qu’un matin d’étrennes,
Lorsque quittant l’eau ta menotte,
Cherchant la mienne et l’entraînant,
Nous transforme en hardis pilotes
Semant mes larmes dans le vent.
A ma petite Eva
Au-dessus des vertes collines
Pour égaler ton regard pur…
Et le soleil que tu fascines,
Immobile sur l’arbre ému,
Faillit à sa fuite en avant...
Le vent tel un chien éperdu,
En quête d’ébats exaltants,
Chahute dans ta chevelure…
La rivière rasant tes pieds
T’implore d’un discret murmure
De lui adresser un galet…
Et moi dans l’étrange manège
Des Dieux prosternés à tes pieds,
Je sens tomber le sortilège
De tes trois petites années
De mes yeux à mon cœur serré.
Je me sens chanceux de l'aubaine
Et fixe l’instant enchanté
Plus grisant qu’un matin d’étrennes,
Lorsque quittant l’eau ta menotte,
Cherchant la mienne et l’entraînant,
Nous transforme en hardis pilotes
Semant mes larmes dans le vent.
A ma petite Eva
