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Elucubrations


Venu du néant,
J’apparais à la lumière
Tel, bref éclair engendré par ma mère,
L'espoir perdu d'un bien malséant.

Debout sur le socle
De ce rond réel géant,
Je m'y crois roi (mais nul n'en est gérant) !
Puis je tombe aux rets flous de Sophocle,

Et le monde fond
En quelque affreuse et mièvre ère
L’œil crevé, je vais
L'ivre envoi trouvère :
A tâtons, la voile où les sons font

L'art, que le sot floque
Aux paillettes du velours,
Qui se doit de vers jamais laids ni lourds,
Bien sûr ! (mais le poète est tout sauf loque)



Tous y rêveront,
Qui nous scandent, qui nous lisent,
Comme d'une écluse où les eaux faiblissent
En un remous calme et tournant rond
Ces courants dont les fluides lissent
Les basses laisses et fourbissent
Le fer du style sous le front !

- Un jour les esprits s'ouvriront -




© Poème posté le 29/01/2022 par Salus

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