El belaujourd'ho
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Je suis le Ténébreux. En ce bel aujourd’hui,
au Prince d’Aquitaine (où, morne, je m’enivre)
ma seule Étoile est morte et gémit sous le givre.
Sous un Soleil de jais, mon seul espoir a fui.
Dans la nuit de la Tombe, aucun quinquet n’a lui.
J’aspire au Pausilippe (il y fait si bon vivre)
et jalouse ces fleurs que Phœbus y délivre,
loin du stérile hiver où resplendit l’ennui.
Souffrant à Lusignan cette lente agonie,
mon front est blême encor, mais Irène le nie.
Je rêve d’une Fée dont je serais épris.
Quant à cet Achéron, d’un souffle je l’assigne.
Modulant sur ma lyre, abolissant mépris,
je rime la Syrène et l’albe envol du Cygne.
au Prince d’Aquitaine (où, morne, je m’enivre)
ma seule Étoile est morte et gémit sous le givre.
Sous un Soleil de jais, mon seul espoir a fui.
Dans la nuit de la Tombe, aucun quinquet n’a lui.
J’aspire au Pausilippe (il y fait si bon vivre)
et jalouse ces fleurs que Phœbus y délivre,
loin du stérile hiver où resplendit l’ennui.
Souffrant à Lusignan cette lente agonie,
mon front est blême encor, mais Irène le nie.
Je rêve d’une Fée dont je serais épris.
Quant à cet Achéron, d’un souffle je l’assigne.
Modulant sur ma lyre, abolissant mépris,
je rime la Syrène et l’albe envol du Cygne.
Pastiche d'El Desdichado de Gérard de Nerval sur des rimes de Mallarmé
