L'âge d'or
1
A l’âge d’or des inconsciences,
Le printemps brodé dans les yeux,
Nous prêtions des serments immenses
D’un cœur neuf, pur et lumineux.
Sans peurs, sans savoirs ni soucis,
De jeux à travers les chemins,
Nous courions débordants de vie
Sur les trottoirs des lendemains.
Mais ce qui nous était tendresse,
Brillants soleils, bonheurs violents,
Est parfum que le vent caresse
L’ayant dispersé tristement.
Sous les arbres aux torses noirs
Vont désormais nos existences,
Égarées souvent dans des soirs
Où déconcertées elles pensent :
Bien sûr Avril reste charmant
Et l’été revient toujours blond,
De forts coups redoublés de vent
Emportent pourtant les saisons.
Chaque heure livre son combat
Pour de bien accessoires gloires,
Notre innocence, en son trépas,
Gît au fond de notre mémoire.
Revivre encor’ cette insouciance…
Mon Dieu, refleurir à l'aurore
Derrière les haies de l’enfance,
Dans ce temps sans passé encore !
Le printemps brodé dans les yeux,
Nous prêtions des serments immenses
D’un cœur neuf, pur et lumineux.
Sans peurs, sans savoirs ni soucis,
De jeux à travers les chemins,
Nous courions débordants de vie
Sur les trottoirs des lendemains.
Mais ce qui nous était tendresse,
Brillants soleils, bonheurs violents,
Est parfum que le vent caresse
L’ayant dispersé tristement.
Sous les arbres aux torses noirs
Vont désormais nos existences,
Égarées souvent dans des soirs
Où déconcertées elles pensent :
Bien sûr Avril reste charmant
Et l’été revient toujours blond,
De forts coups redoublés de vent
Emportent pourtant les saisons.
Chaque heure livre son combat
Pour de bien accessoires gloires,
Notre innocence, en son trépas,
Gît au fond de notre mémoire.
Revivre encor’ cette insouciance…
Mon Dieu, refleurir à l'aurore
Derrière les haies de l’enfance,
Dans ce temps sans passé encore !
