Poème écrit par
Salus
Camée occulté
Flush-le-chien, truffe au ras du sol,
Suivait des pistes olfactives ;
Moi, j’alignais des clefs de sol
En marchant - musiques fictives.
L’imaginaire en plein envol
Crachait des rimes couleurs vives ;
Et, sous le ciel qu’on eût dit fol,
Tous deux chassions sur nos dérives…
Lui joyeux, d’entrain fureteur,
Moi pensif, de mon long pas morne,
Arpentions de tout notre cœur
L’étendue ocre, qu’un ciel orne
Des lueurs sépia du soir, sœur
De la nuit, qui mon écrit borne,
Car à tâtons, quand même auteur,
Le braille est exercice énorme
Que ne maîtrise aucun voyant,
Dans l’avide et traîtresse obscure
Magie, au jour se rougeoyant
Des derniers feux - lumière pure -
(Comme aurait dit Chateaubriand)
Ainsi donc finit l'os d'épure
Qui se voulait être brillant,
Mais j’ai perdu cette gageure
… Dans l’ombre, dont je suis friand !
Tous droits réservés © Poème posté le 09/03/2021 par Salus
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