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Dernière brune
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Sous la blanche égide des nuages
Frissonnent
Les langueurs algides des mages ;
L’étoile en fleur
Au revers terne des traînées,
Fait croire en Dieu
Par ces images étrennées :
La lumière est derrière et des feux sont au ciel,
La silencieuse grève à déposé le sel ;
C’est l’esprit qui s’endort
Par la mort dilué
Au cosmique décor,
Chatoyant, miroitant des feux de l’existence
Qui tendent, d’un arc vrai, les flèches de la danse
Universelle,
Que tout sort cèle.
Ainsi se lancent les rets,
Pièges secrets du silence
Où somnole une ancienne romance,
Et l’absence, au regard doux des chiens.

Origine achéenne, éoliens
Envols du verbe,
De ces mots fous, comme cette herbe,
Que couche innombrable, l’autan,
Aux jours passant le long de l’an.

A la contrée infinie, où tout vague,
Le ciel s’arque, en un aigu de dague,
Au céleste fil affûté du soir,
Et tout s’éteint.
Nul matin.
Pas d’espoir.

© Poème posté le 27/02/2021 par Salus

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