La dernière salve
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Mon carquois pour aimer n’a plus aucune flèche,
Les assauts furent variés, mais pas de résultat,
Amazone prostrée sur cet amer constat,
Ravalant mes pourquoi dans ma gorge sèche.
Je me refais un cœur, digne d’une pimbêche,
Dur, semblable au silex que rien ne brisera,
Sans blablas ni mots doux, plus rien n’en sortira
Qu’un « « je veux « « je ne veux pas » d’un ton pointu et rêche !
Moi ? je vais toujours bien… et je suis toujours belle !
Distractions raffinées dans ma petite cervelle,
Et dans mon corps sans cœur, je sonde le néant…
Voilà, Éros est mort, c’est moi qui l’ai tué,
Sous les soleils tristes du mois de février,
Ma dernière salve, plantée dans son séant.
