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A l'aube
1


C’était un matin calm’, sans un souffle de vent.
J’ai poussé doucement la porte de devant,
Évitant d’éveiller toute le maisonnée,
Pour sentir sous mes pieds le frais de la rosée.

Le jardin s’éveillait, jusque-là silencieux,
Une brise soudain agita mes cheveux,
Et buissons et fourrés frémirent d’impatience:
Des ailes se levaient pour une re-naissance.

Un peu honteux sans dout’ de se lever si tôt
Et de chasser la lune et les étoil’s là-haut,
Avant que les humains hors de chez eux ne bougent,
J’ai vu à l’horizon pointer un soleil rouge.

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Cf. : « Les ailes se levèrent sans bruit »
Rimbaud. « illuminations »

© Poème posté le 13/10/2020 par Boblawap

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