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Poème écrit par Kerlann

Cheminot

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C’est avec joie, moi le minot,
que je revois le cheminot
qui fièrement me prit la main,
pour m’indiquer le droit chemin.

Chantent les prés et les coteaux
de Champ-Saint-Père à Chambretaud.
Pleurent la lande et l’estuaire,
de Savenay à Saint-Nazaire.

Il faut se faire une raison.
Et gagner d’autres horizons.
Un jour de pluie, dans une gare,
j’ai pris le train, sans crier gare.

De Perpignan, Prats de Mollo.
De Sète à Palavas les flots.
De Châteauneuf, près de Marseille,
à ciel ouvert, sous le soleil.

Mais que je parte en Amérique,
loin des rivages d’Armorique.
A Las Vegas, Sacramento !
Los Angeles, San Francisco !

Là où le vent d'autan m'emporte,
même au-delà des mers. Qu'importe !

Quand en chemin parfois je pense
Au cheminot de mon enfance.
C’est avec lui que je voyage,
Le cœur léger, dans les nuages.




Tous droits réservés © Poème posté le 16/08/2020 par Kerlann

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