Au moral comme au physique, j'ai toujours eu la sensation du gouffre, non seulement du gouffre du sommeil, mais du gouffre de l'action, du rêve, du souvenir, du désir, du regret, du remords, du beau, du nombre, etc.
J'ai cultivé mon hystérie avec jouissance et terreur. Maintenant, j'ai toujours le vertige, et aujourd'hui, 23 janvier 1862, j'ai subi un singulier avertissement, j'ai senti passer sur moi le vent de l'aile de l'imbécillité.
Poème écrit par
Charles BAUDELAIRE
Au moral comme au physique, j'ai toujours ...
"Mon coeur mis à nu" c'est l'essence d'un poète qu'on rattache trop facilement à l'adolescence et aux fleurs du mal
Tous droits réservés © Poème posté le 17/09/2026 par Azen
...
