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Quatrains (Rubaiyat) de Omar Khayyâm
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D’OMAR K H A Y Y A M, les quatrains
EN RIMES FRANÇAISES
d'après LE MANUSCRIT D’OXFORD
JULES de MARTHOLD traduit en 1910

R U B A I Y A T

1
Si je ne fus jamais courbé sous la prière,
Jamais je n’ai caché mes vices de poussière ;
C’est pourquoi mes péchés espèrent ton pardon
Car jamais je ne t’ai nié, dogme Unitaire.
2
Vaut-il pas mieux t’ouvrir mon cœur à la taverne
Que vers La Mecque en vain sans Toi je me prosterne ?
Toi Premier, Toi Dernier, Toi principe, Toi but,
Enfer ou Ciel pour moi, décide à ta gouverne.
3
O toi qui te crois sage et blâmes qui s’enivre,
Laisse les durs propos auxquels orgueil se livre,
Penche-toi, pour goûter le calme de la paix,
Vers ceux qu’on humilie et qui n’ont de quoi vivre.
4
Si puissant que tu sois, ne fais peine à personne ;
Que nul n’ait à subir ton ire et ne frissonne.
Si l’amour de la paix éternelle est en toi,
Ne sois pas le bourreau que le blâme chansonne.
5
Puisque nul ici bas n’est sûr du lendemain,
Livre à l’amour ton cœur atteint du mal humain.
Au clair de lune, bois, bois du vin car cet astre,
Demain en nous cherchant, pourrait chercher en vain.
6
Le Koran, Mot suprême, est toute la sagesse ;
On le lit quelquefois, mais le lit-on sans cesse ?
Sur le bord de la tasse un doux texte est gravé
Que, les yeux clos, la bouche épelle avec ivresse.
7
Nos corps d’ivrognes ni le vin ni l’escabeau,
N’avons souci d’espoir ni crainte de fléau ;
Nos âmes et nos cœurs se rient, tachés de lie,
De la terre et du feu, mais plus encor de l’eau.
8
En ce monde il vaut mieux te faire peu d’amis ;
Ne sors pas de toi-même et prends de brefs avis.
Celui-là dont tu crois le bras appui solide,
Examine-le bien et qu’il passe au tamis.
9
Ce vase, ainsi que moi, fut jadis un amant
Penché vers quelque cher visage éperdument,
Et l’anse que tu vois au col de cette jarre
Fut un bras qui jadis ceignait un cou charmant.




Extrait des quatrains (Rubaiyat) de Omar Khayyâm (version persan)

I
همه می دانند که من هرگز دعایی را زمزمه نکردم. همه همچنین می دانند که من هرگز سعی نکرده ام عیب هایم را پنهان کنم. نمی دانم عدالت و رحمت وجود دارد یا نه... با این حال من اعتماد به نفس دارم، چون همیشه مخلص بوده ام.

II
که بهتر است؟ میخانه بنشینی بعد وجدان را معاینه کنی یا با روح بسته در مسجد سجده کنی؟ برای من مهم نیست که ما یک استاد داریم و او با من چه خواهد کرد، اگر چنین باشد.

III
مردانی را که مست می‌شوند با اغماض در نظر بگیرید. به خودتان بگویید که عیب های دیگری دارید. اگر می خواهی صلح و صفا را بشناسی، به افراد بی ارث زندگی، به فرومایه هایی که در بدبختی ناله می کنند تکیه کن تا خودت را خوشحال خواهی یافت.

IV
مطمئن شوید که همسایه شما از خرد شما رنج نمی برد. همیشه بر خود مسلط باش هرگز تسلیم خشم نشوید. اگر می خواهید به سمت آرامش قطعی حرکت کنید، به سرنوشتی که به شما ضربه می زند لبخند بزنید و به کسی ضربه نزنید.

V
از آنجایی که نمی دانید فردا چه چیزی در انتظار شماست، سعی کنید امروز شاد باشید. یک کوزه شراب بردار، برو زیر نور مهتاب بنشین و بنوش و به خودت بگو شاید فردا ماه تو را بیهوده جستجو کند.

VI
قرآن، این کتاب عالی، مردم گاهی آن را می خوانند، اما چه کسی هر روز از آن لذت می برد؟ بر لبه تمام فنجان های پر از شراب، حکمی مخفی حک شده است که ما مجبوریم آن را بچشیم.

VII
گنج ما؟ شراب. قصر ما؟ میخانه. یاران باوفای ما؟ تشنگی و مستی. ما نگرانی را نادیده می گیریم، زیرا می دانیم که روح، قلب، جام و جامه های لکه دار ما از خاک، آب و آتش هیچ ترسی ندارد.

هشتم
در این دنیا به داشتن دوستان کم بسنده کن. سعی نکنید همدردی را که نسبت به کسی دارید ماندگار کنید. قبل از اینکه دست مردی را بگیرید، از خود بپرسید که آیا او روزی شما را نمی زند؟

IX
قبلاً این گلدان معشوقی بیچاره بود که از بی تفاوتی زنی ناله می کرد. دسته، در گردن گلدان... بازویش که دور گردن معشوقش را گرفته بود!
Il n’existe pas de texte critique persan des œuvres d’Omar Khayyam. Le premier manuscrit (1460 A. D. — Bodléienne) où apparaissent les quatrains est de trois siècles et demi postérieur à la mort d’Omar Khayyam. Il comprend cent cinquante-huit quatrains. Les éditions les plus récentes de Calcutta et de Bombay en contiennent jusqu’à cinq cents. Ainsi pendant sept cents ans on a ajouté sans discernement à l’œuvre de Khayyam déjà adultérée dans le manuscrit de 1460.

© Poème posté le 22/11/2023 par Kerdrel

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