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Poème écrit par Charles BAUDELAIRE

Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne,...

Poème XXIV — Extrait du recueil Les Fleurs du mal (1861) — SPLEEN ET IDÉAL Certification en cours (1/2)
Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne,
Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,
Et t’aime d’autant plus, belle, que tu me fuis,
Et que tu me parais, ornement de mes nuits,
Plus ironiquement accumuler les lieues
Qui séparent mes bras des immensités bleues.

Je m’avance à l’attaque, et je grimpe aux assauts,
Comme après un cadavre un chœur de vermisseaux,
Et je chéris, ô bête implacable et cruelle !
Jusqu’à cette froideur par où tu m’es plus belle !

Tous droits réservés © Poème posté le 26/09/2023 par Rickways

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