Préface Noëlle B
Erdrek, dans une recherche permanente du beau, nous fait vivre des instants forts émouvants, surprenants, fascinants, des instants de poésie précieux, qui sont d'une grande profondeur, très riches en émotions et qui incitent à méditer sur le thème traité et à la réflexion sur la vie, ses mystères et ses secrets ! Au travers de ces 150 sonnets, il nous montre ses cothurnes, celles de ses pérégrinations, de ses quêtes... ses brodequins ne sont pas ceux de « l'homme aux semelles de vent, » non elles sont beaucoup plus lourdes et bien ancrées dans l'époque contemporaine. Malgré les règles qu'imposent la prosodie, jamais on ne sent de poussiéreux ennui, bien au contraire ses textes sont non seulement d'une grande modernité, mais aussi d'une grande originalité ! Il nous invite également au voyage à travers différentes contrées, de page en page on navigue vers un ailleurs d'un vécu inoubliable, Au point que l'on ne sait plus s'il nous embarque dans une galère ou en croisière. Chaque titre est d'une attirance captivante ! Chaque page est une belle découverte ! Chaque lecture est une sensation nouvelle ! (der de couve)
Cothurnes Nocturnes
par Kerdrel
Présentation
Extrait
三猿 (sān yuán)*
_____________ஜ۩۞۩ஜ____________
J'en ai vraiment assez d'écouter les infos
sans cesse ressasser malheur et catastrophe
J'ai d'ailleurs un peu honte à en faire une strophe
Comme ces fossoyeurs abreuvant les journaux.
Je ne parlerai plus du tranchant de la faux
De la grande prêtresse ici que j'apostrophe
Dont les lambeaux jadis m'avaient servis d'étoffe
Et me brûlaient les chairs encor plus que la chaux.
Je fermerai les yeux sur tout ce qui m'entoure
Sourd, aveugle et muet, par manque de bravoure
On ne part pas en guerre une fleur au fusil.
Ce onde devient fou, j'ignore où il nous mène
Alors je fais le singe ingénu et gentil
Sans plus d'illusions sur la nature humaine.
Le mercredi 28 mars 2012 © page 47
*Les trois singes
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J'en ai vraiment assez d'écouter les infos
sans cesse ressasser malheur et catastrophe
J'ai d'ailleurs un peu honte à en faire une strophe
Comme ces fossoyeurs abreuvant les journaux.
Je ne parlerai plus du tranchant de la faux
De la grande prêtresse ici que j'apostrophe
Dont les lambeaux jadis m'avaient servis d'étoffe
Et me brûlaient les chairs encor plus que la chaux.
Je fermerai les yeux sur tout ce qui m'entoure
Sourd, aveugle et muet, par manque de bravoure
On ne part pas en guerre une fleur au fusil.
Ce onde devient fou, j'ignore où il nous mène
Alors je fais le singe ingénu et gentil
Sans plus d'illusions sur la nature humaine.
Le mercredi 28 mars 2012 © page 47
*Les trois singes
