La rose de la femme

Par : Inconnu
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L’homme sentant qu’il était en retard alla directement à la mosquée accomplir son rituel. Sur son chemin, il rencontra un notable, un vieil ami, de la même trempe. Alors il l’embarrassa par une insinuation de ce qui se passait dans la maison des maîtres. Il lui suggéra de ne pas parler d’autrui, même qu’il était l’aube et qu’ils étaient en direction de la mosquée… Dans leur discussion, il lui montra que tout était question de temps, qu’il fallait laisser le temps faire les choses… On doit toujours passer par une ère d’ignorance pour aller vers la connaissance !
La femme du sultan se sentait vraiment mal à l’aise dans ce grand lit, son époux ronflait comme un porc. C’est à ce moment là qu’elle avait compris la répugnance qu’elle avait pour lui. Un ressentiment. Au fond d’elle, elle ne l’aimait pas. Mais pouvait-elle le quitter ? Elle qui était issue d’une famille de modeste condition, elle aurait aimé vivre dans une autre situation. Avoir un petit chez-soi, bien à elle, avec un époux qui serait un amour, qui lui donnerait toute la liberté d’une femme, toute l’affection qu’elle méritait, une protection de l’homme qui s’inquièterait de sa partenaire, savoir ses besoins, la combler… Dans son lit les yeux ouverts, elle voyait défiler toutes ces images. Quand il rentrerait à la maison, je l’accueillerais, je l’enlacerais avec amour et surtout avec affection, sentir cette chaleur de l’être aimé, pas la chaleur de l’amour et du plaisir... Cette affection qu’elle ne savait plus le goût… Elle s’est souvenue le jour où elle était tombée amoureuse, en adolescente, que même quand elle parlait avec son amoureux en cachette, elle avait une étrange sensation, elle gardait le souvenir de ces tremblements. Très complexes les rapports des hommes et des femmes, elle savait le plaisir, elle le connaissait, mais trop de différence. Ne pas toucher une personne et avoir autant de plaisir. Alors qu’avec ce roi, et même avec les autres, elle n’était qu’un instrument, une chose, un corps à désirer et à jeter quand il n’en avait plus besoin. Elle s’était juré qu’elle resterait fidèle, à son amoureux même après sa mort. Elle avait au moins la satisfaction de garder dans son cœur une petite flamme. Cette notion qui, dans cette prison, n’avait plus de sens et pourtant…
Le jeune roi en bougeant lui avait fait perdre le fil rêveur. Il avait ouvert lentement les yeux en mettant les mains sur sa tête, en ronronnant, il voulait se lever mais il ne pouvait pas.
Elle se leva le cœur serré et lui demanda s’il avait besoin de quelque chose.

Comme dans les mille et une nuits… à demain.
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Ann Miserey

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Je viens de découvrir la rose de la femme, j’ai bien aimé même un peu plus sans doute parce que par de nombreux côtés je m’y suis retrouvée.
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Evemarie

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Voilà qui mérite des commentaires : lâchez -vous !