Malédiction
Une foulée aveugle arpente le bitume,
Déroulant son tapis en sombre parchemin
Noirci par les sanglots humides que ma plume,
Infidèle compagne, exorcise en mots vains.
Je marcherais encore jusqu’au petit matin
Qui de ma vie d’hier aura tout oublié.
A me repaître encore de ces chauds lendemains
Et rêver à nouveau d’une autre destinée.
Mais point de doux agapes en cette matinée
Car la pluie qui s’en mêle, assassine mes songes.
Et au bal des pendus me convie sans pitié,
Attisant en mon cœur la douleur qui le ronge.
Ce sera donc ainsi, et jusqu’au dernier pas,
Que se fera ma route en errance et souffrance.
Tristesse ou allégresse en amis d’ici bas,
Partageront la faux, unique délivrance…
Une foulée aveugle arpente le bitume,
Déroulant son tapis en sombre parchemin.
Sur un repli du temps se retire la brume…
Tof