Les racines du ciel…
Ainsi va le merveilleux monde d’en haut
Il caresse de son souffle les âmes en peine
Il console et promet le meilleur aux héros
Et il rugit parfois de sa colère souveraine…
Le roseau plie sous le vent de la tempête
Le salaire de sa résignation c’est la vie
Viendrait-il à lutter qu’il y perdrait la tête
Et la sève de ses ancêtres sur le parvis…
Sa faiblesse devenue force et grandeur
Pourtant ne se repaît pas de la victoire
Il se relève seulement avec honneur
S’ébroue et juste au soleil rend la gloire…
Aux premiers de ses chauds rayons
La souffrance s’envole et s’oublie enfin
La joie et l’espoir deviennent oraison
Avec en écho le chant des séraphins…
Tof