Ne t'ennuie pas
Le souffle des parfums des aurores
Hurlent leurs tendresses et murmurent leur fureurs
Aux cœurs attentifs et vaillants
Ne t'ennuie pas
Les rires ne sont pas si atroces si moqueurs
Sous les murs gavés de fougères où guettent les lézards
Matins et soirs ne cessent de festoyer aux zénith
Dans le pays des tenaces espérances
Ne t'ennuie pas
Des ombres flamboient, des douleurs s'avisent, des pleurs s'égayent
Aux versos des faces neuves surprenantes des fatum
Au-dessus des nuages l'éclat parfait du jour,
Et derrière lui tous les soleils des univers
Ne t'ennuie pas
Les amarres fugaces d'éternité
Tissent des lucarnes accessibles en nos ports
Les ailes caressantes semblent rugueuses aux novices amers
Qui pourtant acclimatent nos transports vers l'exit
Ne t'ennuie pas
Des pierres s'épanouissent et s'épanchent sous la mer
Et tous les dessins du jours et des nuits ne se ressemblent
Et pourtant versent dans les sens leurs signes, indéfectibles phares
Ecoute les chants d'outre-ciels et meurs vivant
Ne t'ennuie pas
Tout vibre et s'échange comme des heurts qui s'accordent
Les accidents composent des secrets amoureux,
Cadencent la vie à l'aune du destin
Telle une poésie échevelée au galop
Et pourtant leurs sons et leurs danses pulsent l'univers
En nos corps en nos âmes et ailleurs
Ne t'ennuie pas
Ne t'ennuie pas de ce que ton cœur hume
Prise à ressentir le chemin des pas insoupçonnés,
Des pas qui font le chemin quand bien même la cîme achevée
Souffle et mets tout l'univers dans ton ventre,
Et recompose ton roman et ta symphonie
La vie est un poème si on sait se la conter
Chevauche le tempo de vie qui fuse
Et délasses-y ton âme
Non, ne t'ennuie pas
Courants et vents de l'esprit du monde
Animent tous les horizons concaves ou convexes
Et quelques fous aveugles et sourds qui y soient
S'abreuvent malgré tout de tous ces jeux pour enfants
Qui passent et qui s'assagissent
Respire et ne t'essouffle pas
Ma chair, ma part exilée, ma tendresse malgré l'écart,
Ma raison et ma folie, ma tendresse, mon cri, mon absence compagne
Ailleurs, tu cours ici dans les moindres et indécelables de mes venelles
Ne t'ennuie pas, ne t'ennuie jamais plus
A mes enfants
Shogui
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