[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] À droite de l’autel dort une vieille épître
Où vos vers sacrifiés ne disent plus un mot.
Vos rimes oubliées n’ont plus voix au chapitre,
Fidèles, veufs ou laids ont quitté le hameau.
Il ne me reste plus qu’en un simple épigramme
À graver sur mon front le souvenir de vous
Et clamer en douceur l’indifférence au drame
Devant une psyché, récitant à genoux.
Tout n’est plus que pastiche ou copie ou bien même
Rien. Ma plume non plus ne rime plus à rien.
Plus personne n’entend la musique que j’aime
Et chacun versifie en patois faubourien.
Dès lors mon psaume meurt au caniveau des anges,
Plus d’écho chez les sourds, aveugles ou bien rois
De la place publique où, dans de vils échanges,
On commerce à deux sous ses plus chers désarrois.
Au pré de Saint Fulcran, de laudes à matines,
J’irai pour les hiboux, comme un berger de nuit,
Déclamer quelque églogue, et mes rimes mutines
Chanteront le soleil à la lune qui luit.