Lors que la mort m’emporte
Le temps s’écoule à rebours.
De cet au-delà tant espéré
Vers cet autre là-bas
D’où l’envie m’a retiré
Un jour de grande communion.
De l’abîme de ce rien
Naitra celui que je fus,
Poussière d’éternité
Emportée par la vie.
Plus innocent !
Le fruit amer
D’un ventre souillé
Sur le sein d’une mère
Non désirée.
Et passent les ans
Les premiers pas
Les derniers amours
Sur l’onde éphémère
Du vent mauvais.
Jusqu’à la ride
Jusqu’à la rive…
Qu’importe le rêve,
Le temps s’écoule à rebours.
L’envers et l’endroit se mêlent
Et les secondes coulent
Pour qu'enfin
le présent se taise…