Aux rives de l'hirondelle
Le ruisseau a tu
Ses longs arpèges bleus
Restent à peine
L'ironie des pierres
Et le sommeil de l'encre
Déjà
Mes doigts se font plumes
Jaspées d'air et de silence
Attentives
A la rumeur des pluies
Aux lueurs inexplorées
Mes paumes guettent la crue
La buée de l’estran
Fragiles
Comme la torche sur le sable
La peur sous le frisson
De ces rives anciennes
Je porte au front
Le chant des ailes
Je t'y appelle
Inconnu