[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Sous forme de Terza Rima (forme employée au début du XIV° siècle par Dante Alighieri dans « La Divine Comédie ».
- « Le luth contre mon cœur, une fleur à la main,
J’ose, ma belle enfant, venir sous la fenêtre
Chanter des mots d’amour parfumés de jasmin.
- Troubadour, je t’en prie ! Enfuis-toi car peut-être
Mon père le marquis n’étant homme courtois,
Les fléaux des amants nous les fera connaître.
- Aliénor oïes ! Savoure mon patois,
La langue d’Oc vermeil. Mon luth qui s’énamore
Jouera la serena. Je suis un preux matois. »
Le dimanche au tournoi, des chevaliers implorent
La grâce du vainqueur, le fier et beau Gautier,
Seigneur de Tolosa que les peuples honorent.
Jehan le troubadour l’aurait voulu châtier :
La noble Aliénor que Dieu gardait pucelle
Déflora pour Gautier les ors de son bustier.
L’occitan, le vilain, rimant en villanelle,
Comme Cassandre alors, rend sa rose à Ronsard,
Au Seigneur il paiera sa dîme et sa gabelle.
Comme Pétrarque à Laure, il rend ses œuvres d’art.