Jean broie du noir. Il colle aux faits, sans les travestir. Faute de changer les choses, ses amis lui disent de changer sa vision. Quand on regarde à côté, ou le masque sur elles posé, cela devient supportable. Mais il sait le faciès qui demeure sous le masque. Tricher, en oubliant sa tricherie, voici la recette de la sagesse vulgaire. D’avec cette humanité, il ne se sent guère que de molécules communes.
Il rencontra un thérapeute.
- « Vous êtes dans le négatif », lui dit-il. Que voici une info ! « Vous voyez la bouteille à moitié vide ».
- « Et quand elle est au quart pleine, pour user d’un langage positif, que dois-je déclarer plutôt que voir ? »
- « Mon rôle n’est pas de transformer le monde, mais de vous permettre d’y vivre tel qu’il est, de vous y adapter. »
- « Si je comprends bien, devant nager dans une piscine pleine de merde, je dois me convaincre baigner dans l’eau de rose ! »
- « Le monde n’est pas si laid… »
- « Vous avez des clients ! De plus en plus… Quel est donc votre fond de commerce ? »
- « Sortir de la négativité, quand la physiologie des souffrants ne l’empêche pas. »
- « Cela n’est pas accéder à la positivité ! »
- « En effet, juste l’accès à cet état de valeur nulle qui les sépare. »
- « Comment alors entrer dans le positif ? »
- « Cela dépend de votre confrontation au réel. »
- « Pot de terre contre pot de fer, nous revoici à notre point de départ. »
- (Silence)