Le bonheur est-il quantifiable ?

Par : Jim
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Jim

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Le bonheur est-il quantifiable ? C’est-à-dire mesurable. Une métrologie du bonheur… Avant de chercher ce que pourraient être les instruments assemblés en un banc permettant une telle mesure satisfaisant aux exigences métrologiques, il faudrait savoir ce qu’est cette notion : objet, concept, processus, ou terme vague dans lequel chacun dépose ce qui lui convient ?
Choisir une terminologie n’est pas innocent. Le bonheur se confond-t-il avec la joie, le plaisir, le bien-être, la sérénité, la tranquillité, etc. ?
Ce mot est la concaténation d’un qualificatif, « bon », et d’un nom, « heur ». Il signifie simplement « bon accroissement », autrement dit : le résultat favorablement atteint d’une entreprise (atteinte d’un état, non pas y demeurer). L’utiliser signifie donc avoir déjà opéré un choix entre lui et son opposé, le « mauvais ». Or, difficile de traiter uniquement une seule facette de la médaille sans traiter la totalité de celle-ci. On aimerait seulement qu’au jeu de pile ou face des événements de la vie, la médaille tombe plus souvent sur la face bonne que sur la mauvaise. Donc, comment piper le jeu de façon à ce qu’il nous soit plus souvent favorable ? De plus, à ce jeu, tout joueur souhaiterait être gagnant, en oubliant que si l’un gagne, un autre perd… « Le malheur des uns fait le bonheur des autres », n’est-ce pas ? Une ruse, pour le perdant, consiste à lire un autre résultat que celui affiché : avec un peu d’entraînement, sapiens y parvient très bien. Et quand on gagne, il importe, afin de sauvegarder la bonne éthique officielle et déclarée, de ne pas trop voir, sur son environnement humain et autre, les conséquences de son gain. Le bonheur semble ainsi nécessiter en préalable une conscience réduite à son petit soi, ici et maintenant. Peut-il, d’un tel bonheur égocentré, résulter un bonheur pour tous ? Un doute m’effleure…
On peut bien sûr choisir d’autres définitions du « bonheur », le tout étant d’être sûrs de parler en même temps de la même chose : question de définition et de glossaire communs pour s’entendre. Par exemple, la pyramide de Maslow fit un temps fureur, adaptée à l’intégration d’un individu dans une société de consommation. Le bonheur est-il réductible à la satisfaction des besoins et des aspirations induites par une société dans chacun de ses membres ?
Mais une réponse me laissa définitivement perplexe quant à la quête et la nécessité du bonheur. Demandant un jour à un ami psychologue ce que l’individu cherchait dans son existence, au lieu de me répondre : le perfectionnement, le bonheur, le succès, la notoriété, la sécurité, la fortune, la puissance, la liberté… et autres buts nobles, il me répondit : l’équilibre. Autrement dit, peu importent la satisfaction, la joie, le bonheur ou autres dénominations, l’individu est disposé à s’accommoder de tout et n’importe quoi, que cela lui plaise ou non, dès lors qu’il assure la pérennité d’un état suffisant. Vivent le « faire avec » et le « pourvu que ça dure » ! Il semblerait que cette forme d’adaptation suffise effectivement à assurer la préservation de l’espèce, la preuve : nous sommes là.
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Evemarie

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J'admire ces petites leçons de philosophie d' un raisonnnement implacable de cartésien réaliste.
L'homme est un animal sous l'emprise de ses hormones, d'où son instinct de reproduction qui conditionne la vie.
J'ai une question pour toi, Jim qui n'a rien à voir avec ton sujet : les animaux ont-ils une jouissance physique à la pratique de la sexualité ou sommes nous les seuls ? Si je suis mon raisonnement,et si le plaisir est une carotte( heu...pardon de cet euphémisme) pour favoriser la multiplication des espèces je dirai que les animaux obtiennent le même résultat pour la même cause, juste que l'homme pense donc explique.
Qu'en penses -tu ?
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Jim

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Physiologiquement, ma réponse est oui. Pour l'argument que tu avances.
La différence entre sapiens et les animaux est la conscience, qui permet de parler de plaisir, de désir, d'érotisme, d'amour. Autrement dit, non plus subir une pulsion agréable, mais investir, projeter, décider et agir sur sa base.
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Ann Miserey

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je remonte
Bonne lecture