"Violée"

Par : Inconnu
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Ce membre a souhaité la suppression de tous ses messages, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Pas mal de le lire ainsi paginé...

Tiens une autre dans le même style :

C’était surtout près du soir quand le soleil se couchait
Qu’elle sentait descendre en elle
Les stigmates de ses souffrances
Elle allait au bar, débouchait,
Dévissait une ou deux bouteilles
Sans ambages les enfilait
Etait fin prête pour la danse…
Et y en avait des cavaliers prêts à tituber sous les coups
De hanches qu’elle offrait surtout aux plus visqueux,
Aux plus mous.
Elle aimait tant les secouer
Elle aimait tant les chavirer
Leur ébrouer la conscience.
Lise
A l’ « i » long d’un dimanche à peine
Entrevu lors de ces semaines
Qui l’endorment, lasse et soumise,
A rien ne penser qu’au lundi.
Lise
Aime son travail à la chaine,
Son tapis roulant qui la mène
Loin du souvenir qui la brise
Loin de son désir qui mendie
Un peu de calme,
De la douceur,
Et du courage,
Pour enfin dormir sans télé,
Pour enfin ne plus y penser
A ce mardi, à cet été,
A cet inconnu qui l’a prise
Sans même dire son prénom.
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Excellents et terribles ces deux textes, je partage donc le mien...

Séminal renvoi…

Je sens remonter, du fond de mes entrailles
L'effluve répugnante, nauséabonde.
De la vomissure, des grasses ripailles
De ces vieux culs baveux, de stupre et d’immonde…

La douce orgie bêlante, où merde et noir sang
Se mêlent à l’urine , à l'âcre semence.
Souvenir fugace, de corps dégoulinants
Outrage que la raison, décrit absence…

Un long fleuve jaillit, charriant d’obscurs débris
Inondant et souillant, les draps blancs devant moi.
En longs spasmes violents, délivré je vomi
Ma souffrance mon dégoût, le séminal renvoi…
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Vice délié

Conquérant à bout de bras
Le souffle débauché et las
Il s’octroie de jeunes ébats
Avec l’irréprochable éclat

Loin du bruit et de l’ennui
Dans l’indifférence ouatée
Elle est morte aujourd’hui
Foudroyée par le vice délié

Solitaire de sens moral bas
Le regard dépravé de déjà
Il réclame d’autres apparats
Avec l’aisance d’un verrat.

Loin du bruit et de l’ennui
Dans l’indifférence ouatée
Il trahit encore aujourd’hui
Epargné par son vice délié


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