Les enfants de la Méduse
Rien n'inspire, à ton luisant poitrail trempé !
Nul cœur qui batte, et l'hypothétique entraille
Est d'un mouvoir mythique au réel trompé
Impulsant l'espace où ta course est un trille !
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...Et ton souffle véloce passe, Pégase,
Aux lambeaux effilochés du ciel brumeux,
Cataclysmique et beau de soie et de gaze.
A travers l’éther où toujours tu te meus,
L'on entend parfois, que nous disons tonnerre,
Le grondement sourd des antiques sabots
Eparpillant le plasma, comme du verre,
De cet électrique haruspice des eaux.
Tu, comme la vague, en galopant sans cesse,
Roules le son des dieux, toujours écumant !
Plus vieux que la mer, plus docte que Végèce,
Un œil fou, l'autre sage, et naseaux humant
Les froids parfums vifs des hauteurs pélagiques,
Bucéphale à nulle ombre féal, piaffant,
Caracolant sans maître, au long de ces criques
Blanches, d'azur de nuages et de vent.
°°°
Cavalcade infinie, écho des nuées,
Sus aux cimes ! Dans un fracas de buccins
L'ongulé magique, aux aubes embuées,
Monte en les airs tel le chant des muezzins...