La poésie sur internet
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Par : Thierrycabot
Du fond de quel ailleurs ta voix résonne-t-elle ?
D'où s'animent tes yeux ? D'où perle ton accent ?
Mon souvenir blessé te rend-il enfin telle
Que ton image entière y vogue en frémissant ?
La mer ce matin-là, comme sacramentelle,
Posait des frissons bleus sur les rochers de sang.
Ce matin-là courait, courait, fine dentelle,
Vers le sable une haleine au souffle incandescent.
Ton charme pur, le ciel, l'eau baignant tes pieds d'ange,
Tout m'emplissait le cœur d'une musique étrange,
Tout parlait à mon âme en un flot cristallin.
Près de moi, tu semblais, indestructible reine,
Enfermer le soleil dans ton regard de lin.
Mais pourquoi cet envol à vingt-quatre ans à peine ?
Posté à 20h15 le 16 juin 26
Texte bien écrit
Une poésie mélancolique
Merci de venir de temps en temps sur le site !
Posté à 20h18 le 16 juin 26
Tout ici résonne et s'équilibre avec justesse. La maîtrise de l'écriture est le symptôme de la retenue pudique de l'auteur, lequel sait tout dire sans dire trop. Te lire, c'est apprendre à écrire. Tu me diras, bien sûr, qu'on n'en a jamais fini avec ça!
Posté à 21h59 le 16 juin 26
La fleur du lin bleu s'épanouit au lever du jour et se fane à midi. En mot-rime du vers 13, il anticipe l'issue de ce superbe sonnet.
Posté à 07h41 le 17 juin 26
Édité à 07h42 le 17 juin 26 par Pierrelamy
Images magnifiques qui allient à la perfection la discrétion au chagrin.
Dans un cadre qui fut idyllique mais qui est devenu pour l'auteur une source inépuisable de questionnements et de regrets.
De la poésie comme on aime : fond et forme en accord avec une émotion qu'on ne peut que partager
Posté à 10h11 le 17 juin 26
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