Fantaisie

Par : Jim
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Jim

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Il songeait que tout meurt et que le rêve ment,
Vain fantôme penché sur les événements.
La vigne folle y rit comme une lèvre rouge ;
Pour qui donc ce baiser qui se fige et qui bouge ?

Ton corps refleurira dans la neige des lys,
A travers l'encens bleu des horizons pâlis.
Heureux qui peut dormir sans peur et sans remords,
Où le hasard vous mène à la cité des morts !

Le peuple à l'eau pareil, qui passe, clair ou sombre ;
Il n'est pas de printemps au froid pays des ombres.
Penchant ton front qu'argente une précoce neige,
Ô mon cœur, cette main encore sacrilège...

Le temps passe. Tout meurt. Le marbre même s'use;
La chanson qui nous tente est son ultime ruse.
Je crois entendre encor le cri d'un homme libre;
D'où vient ce chant, de quel roseau, de quelle fibre ?

©JIM
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Evemarie

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Des alexandrins parfaits
Un texte que j'aime de part sa nostalgie, la vie qui passe, "Tout meurt"
Merci Jim.
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Jim

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Merci Evemarie, bien sachant que la perfection n'est pas de ce monde... Ce n'est par hasard qu'il se nomme Fantaisie... car Mon cœur a son secret, mon âme son vertige, pourrais-je ainsi écrire...
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Arielle

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D'un romantisme achevé ces quatrains, leur élégance et leur harmonie parfaite sont dignes de votre talent Jim mais je m'interroge : Pourquoi ces trois vers en italique ? S'agirait-il de citations dont je n'aurais pas identifié l'auteur ?
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Jim

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I am a happy boy, dear Arielle ! Vous avez presque mis le doigt sur l'astuce de ce poème, laquelle justifie son titre.
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Pierre Lamy

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Je crois entendre encor est l'incipit de la romance de Nadir, dans "Les pêcheurs de perles"
Ne serait-ce pas là que siège l'astuce de ce fort joli poème ?
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Jim

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Ce n'est là, Pierre, qu'une heureuse coïncidence, mais sans lien avec ma vilaine astuce... laquelle porte sur la quasi totalité du texte.
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Machajol

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Le secret m'a été murmurée !
Chut....

Belle "Fantaisie" et habile agencement des rimes!
Bravo Jim.
😀

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Arielle

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Quelque chose à voir avec le sonnet d'Arvers de 1833 ?
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Jim

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Ce n'est pas Félix, pas de chance... C'était juste pour indiquer, Arielle, que ça peut ressembler à... mais que ce n'est pas... bref, on peut faire à la façon, on peut aussi contrefaçonner... C'est comme le canada dry, ça ressemble à de l'alcool, mais ce n'est pas de l'alcool !
Ta question première était bonne, mais pas appliquée au bon sujet; si tu la renverses, tu trouveras.

Macha,... chuuuut !
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Pierre Lamy

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Avec ce Centon, tu singes l'IA.
😣
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Jim

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Exactement Pierre. J'ai voulu écrire un texte sans auteur, qui sonne bien (ça clinque, tape à l'oeil), et dénué de toute signification et émotion objectives; il ne possède rien, c'est le lecteur qui lui attribue ce qu'il cherche, intelligence et émotion. Le cerveau est une machine un peu bête qui cherche en toutes circonstances à fournir du sens, même où il n'y en a pas; c'est ce qu'exploitèrent les surréalistes.
Sauf les italiques, aucun de ces vers ne sont miens, mais de Heredia, Hugo et Mallarmé, ensemble constituant le panachage. Ces vers sont donc indépendants les uns des autres, issus d'un tirage aléatoire (avec pour seules contraintes la rime et le mètre) et conséquemment décontextualisés.
Oui, j'ai donc singé le machin - cette image narcissique sans épaisseur; une définition du vide.
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Stenanais

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Ouf Jim...
À la première lecture je trouvais ce poè-me sans queue ni tête, ce qui m'étonnait un peu de toi.
Une seconde lecture ne m'apportant pas davantage de lumière j'ai lu les commentaires et cette fois je comprends mieux l'astuce 😐.
Sauf quand même, et sans vouloir te vexer que je trouve que l'I.A manie mieux le sans-ton que toi !
😣

Bonne semaine...

a.l.s
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Jim

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Bien sûr Stenanais, c'est long et harassant de tirer au hasard des vers à droite à gauche qui riment. J'aurais pu procéder de même sur des mètres plus courts, mais cela aurait été plus long et plus fatigant. L'automate ignore ces paramètres. Mais le principe reste le même : absence d'un quidam derrière. Ici, chaque vers est excellent, à moins de dénier le talent habituellement reconnu à leurs auteurs, mais l'ensemble ne désigne aucune signification qui serait extraite de ce texte, et ne se vêt que de celle que lui invente le lecteur. Par contre, la musique et l'euphonie persistent, parce qu'indépendantes de la signification.
Une recherche via gogol fournit les auteurs de ces vers, sauf les italiques de bibi qui ne sont que du remplissage congru à l'ensemble.
Un poème peut-être vu comme un puzzle dans le désordre dont le lecteur assemble à son gré quelques pièces.
Le poète ne ferait dès lors qu'avancer une proposition de jeu.
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Arielle

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Bien vu, Jim, j'adhère à cette idée d'un nouveau jeu qu'on peut voir aussi comme un hommage à nos meilleurs poètes (ici Verlaine) qu'on invite à partager nos petites préoccupations actuelles. Je m'y suis essayée en glissant quelques vers en italique qui se prêtaient à l'exercice :

Un frisson d'eau sur de la mousse
La vague au fond d'un coquillage
Un souffle de vent qui retrousse
Des vieilles branches le feuillage

Machine à broyer sans secousse
Ecoutez la chanson bien sage
Qui vous sollicite aigre-douce
Et vous endort dans son sillage

Plongeant au cœur de cette brousse
Ta muse, putain de l'I.A.,
S'abreuve à la va comm' j'te pousse
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà ?