Il est des plus déprimants, le sentiment de s'apercevoir qu'on a été possédé(e) qu'on a été eu(e), qu'on a été manipulé(e) comme un objet, qu'on s'est fait avoir, exploiter, utiliser, rouler et ensuite jeter. Et qu'on a été soi-même consentant(e) à ce gâchis.
Jeté(e) parce que la personne qui te manipule, te méprise et te rabaisse dans son estime à chaque fois que tu te laisses avoir. " Pauvre nouille que tu es ! " pense-t-elle. Au point que tu en viens à être d'accord : " Pauvre nul(le) que je suis ! "
Mais l'important dans tout cela, c'est de bien analyser ce qui s'est passé. Découvrir comment on s'est fait avoir. Dans quelles occasions précises, on a avalé sa première couleuvre. Et comment ensuite, on s'est habitué(e) à en ingurgiter d'autres en silence, comme si c'était presque normal ? Comment on s'est laissé(e) avoir par les sentiments. Par le besoin d'être aimé(e) en croyant l'être, alors que ce n'était que de la possession utilitaire ? Comment on a accepté le mépris et la dévalorisation personnelle ? La flagellation et l'auto-flagellation ? Comment on s'est constitué(e) victime ?
Par quels mots, par quelles phrases, par quels gestes on s'est fait(e) humilier, exploiter, culpabiliser, déconstruire jour après jour ? Et comment on a été soi-même la victime semi-consciente mais jusqu'à un certain point complice volontaire par son acceptation ? Car les manipulateurs vont aussi loin qu'on les laisse aller.
Comment maintenant redevenir maître du jeu ? Comment reprendre du pouvoir sur sa propre vie ? Sans sombrer dans la paranoïa et l'agressivité négative ! Comment ne plus se laisser gruger sous la dent des rongeurs. Comment reconnaître chaque coup de dent sans délai ? Comment ne plus recommencer le même " pattern " ?
- Comment ça va la vie ?
- Ça va comme c'est mené ! Et c'est toujours mieux quand on la mène soi-même.
Même chose pour le bonheur.
- Comment ça va le bonheur ?
- Ça va comme on se le fait. C'est une tâche qu'il ne faut confier à personne d'autre que soi. C'est L'INDÉPENDANCE de celui (celle) qui apprend à rester maître du jeu, à ne plus accepter d'être dominé(e), ni de dominer autrui. Car la domination est aussi néfaste que l'esclavage pour son bonheur personnel et celui des autres.
Ah ah ah mè ènn !