Dans le ciel qui baignait le toit,
J’ai vu, couronnant les feuillages,
Un tout petit, petit nuage,
Un incongru chapeau chinois.
Était-ce un ange du futur,
Un signe de la destinée,
Au cœur bleu de la matinée,
Ce duvet tendre dans l’azur ?
Ou le soupir indéfini
Qu’on lâche aux marges du mystère,
Le regret vain que l’on enterre
Comme un oiseau couve son nid ?
Ce n’était rien qu’un blanc flocon
Dont se riaient les hirondelles
Frôlant du souffle de leurs ailes
Un vaporeux songe infécond.
Et, relevant alors les yeux
Vers la coupole immaculée,
Il m’a semblé qu’une ombre ailée
Me dédiait un doux adieu.
Parmi les saules argentés
Plus de flocon, plus de nuage :
Seul pesait sur le paysage
Le ciel étale de l’été.