Certains vaquent encor sans s'encombrer de l'autre...
Bien étrange manie, héritée d'un passé,
Quand chacun pouvait vivre en étant non tassé,
Quand nul, dans la tribu, n'appartenait aux nôtres.
Malgré ce voisinage, on pouvait, dans sa tête,
Marcher, danser et même, allégé, s'envoler
En suivant l'aléa d'un taquin feu follet,
Découvrir paysage au plus haut de la crête !
On ne craignait alors d'aller, avec soi-même,
Sur ces sommets vibrants du plus serein poème.
Toutes fois, immobile, assis, debout, couché,
Tant adulte qu'enfant, dans cette solitude,
Nul n'apeurait d'entrer car sachant déboucher
Où cesse l'effraiement et commence l'étude.
©JIM