La poésie sur internet
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Par : Machajol
C'est par un ciel si noir
Qu'un chenal vous foudroie
Même un simple cheval
Ne s'y aventure pas
Quand sonne le beffroi
Plus aucun animal
Là, ne franchit le pas
C'est par un ciel si noir
Glaçant et terrifiant
Menaçant le passant
Terrible désespoir
Une goutte de pluie
Tombe en charivari
Avant la grosse averse
Sur chemin de traverse
Bientôt sentes aussi
Seront presqu'envahies
Par l'eau dégoulinante
Spectacle qui vous hante
Jusqu'à la fin de nuit
Le canal si tranquille
Monte ses eaux sur l'île
Remous et courants fous
Là, sous l'œil du hibou
Les gros nuages lourds
Au paysage, sourds
Ils poursuivent leur course
A travers la Grande Ourse
Posté à 12h12 le 17 oct. 25
Tu synthétise ici et Brel et Baudelaire... Faut lâcher du lest, ma chère !
"Avec la mer du Nord
Pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes
Pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers
Que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur
À marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est
Écoutez-le tenir
Le plat pays
Qui est le mien
Avec des cathédrales
Pour uniques montagnes
Et de noirs clochers
Comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre
Décrochent les nuages
Avec le fil des jours
Pour unique voyage
Et des chemins de pluie
Pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest
Écoutez-le vouloir
Le plat pays
Qui est le mien
Avec un ciel si bas
Qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas
Qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris
Qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris
Qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord
Qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord
Écoutez-le craquer
Le plat pays
Qui est le mien
Avec de l'Italie
Qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde
Quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre
Nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante
Et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire
Quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud
Écoutez-le chanter
Le plat pays
Qui est le mien"
- pour l'un (le plat pays);
"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrément.
— Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir."
- pour l'autre (Spleen).
Posté à 13h53 le 17 oct. 25
Entre Brel et Baudelaire !
Merci Jim.

Posté à 10h02 le 18 oct. 25
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