Allongé sur le côté, un cahier ouvert sur une page vierge, un vieux stylo mâchouillé entre vos doigts fébriles et nonchalants…
Dormez-vous ?…
Impassible et émue…
Je n’ose bouger par peur de faire disparaître cette paix déferlante.
Une musique étrange donne à la scène une volupté insolente presque mystique.
D’une main légère, la vague de votre encre bleue envahit de dentelles graciles le papier opalescent, je vois une larme perler au coin de vos cils…
Pleurez-vous ?
Troublée et soucieuse…
Je m’approche pour estomper votre onde pure de vie.
Penchée près de vous, trois petits mots azurés m’apparaissent « je vous aime »
Fermer les yeux et aimer…