Au musée des horreurs j'ai déposé un masque
Et ma peau purulente a crié de douleur
La regarder me blesse, quel est donc ce miroir ?
Quant à la rêver nue...?
Aux rayons, en vitrines, sages, étiquetées
Les versions antérieures me narguent
Composites roués
Quand le modèle ultime, un temps se désagrège
Voyez les cicatrices, les pustules, bubons
Arrogantes faiblesses sous le joug du rejet !
Au détour d'une flaque, dans les gravas je vis
Un éclat de lumière ancienne abandonnée
En ce miroir se brouillent les masques, les blessures
Les cicatrices perlent en maquillages usés
La peau de mon enfant éclaire chaque instant, toute scène
De sa propre lumière insolente, déliée
Au-delà des misères des juges et des peurs.
En ce miroir intègre, féroce, je souris.