A l'arrêt du bus ce soir, comme à l'habitude, du monde. Mais une scène m'a attendri. Il y avait cet homme la quarantaine, une canne à la main, à ses pieds un chien, assis qu'il tenait en laisse, un beau labrador blond qui m'a immédiatement rappelé ma chienne perdue il y trois ans.
En me rapprochant d'eux j'ai entendu l'homme qui parlait à son chien, et celui-ci levait les yeux vers lui.
Trois bus semblables sont arrivés ensemble, pour des destinations différentes seulement différenciés par la couleur du bandeau et un numéro. Le chien s'est levé, son compagnon l'a suivi, ils sont montés dans le troisième bus, le chien devant.
Puis j'ai suivi leur parcours depuis l'extérieur, dans la travée principale, le chien avançait, contournait des passagers, frayait un passage à son maitre. Pas de place assise, alors le chien a conduit l'homme jusqu'à une barre d'appui et s'est ensuite assis encore à ses pieds.
J’ai vu les lèvres de l'homme qui remuait, sans doute qu'il parlait avec son chien.
J'ai aimé cette scène et j'ai voulu vous la raconter, çà change des scènes de Grands guignols qui passaient en boucle à la télé ce soir, les hommes politiques qui s'insultaient et s'envoyaient des boulettes de papier comme des écoliers, au Sénat. Pauvre France !
Surtout je me suis posée la question : comment a fait le chien pour reconnaitre le bus dans lequel il devait conduire son maitre ? Le chien sait-il les couleurs ? les numéros ?