Ulysse est tellement sensible au maritime
Qu'on peut lui refiler n'importe quel sonnet
S'il parle de la mer, de moule ou d'encornet...
C'est là le seul sujet qu'il juge légitime.
Le grand large en effet est son ami intime.
Il chérit son kayak, et fait des moulinets
De sa pagaie : enfoncé dans son coussinet,
Bombant le torse, et l'air avantageux, il frime !
La sirène est sa sœur, l'écume son nectar ;
Il appareille tôt ; le soir, il rentre tard.
Chauves sont les galets, tellement il les rase...
Son épouse l'attend en salant des harengs,
Qu'elle fera griller à feu doux, bien en rangs,
Dès que l'aventurier retrouvera sa case.