Moustache, tu décores mes lèvres joliment,
Fine ou épaisse tu épouses mes traits avec charme,
Raide ou frisée tu affrioles nombre de gens,
Blonde ou brune, tu fascines et affoles les âmes.
Parfois arquée, tu parais triste ou désolée,
Retroussée, tu montres un air jovial, olé-olé,
Ton aspect velouté attire mes doigts aimantés,
En forme d’ailes fines, tu sembles prête à t’envoler.
Grâce à toi, l’homme devient un dandy,
Tu le rends élégant, narcissique mais superbe,
Il soigne son apparence et affiche un bel esprit,
Au grand désarroi des malheureux imberbes.
Plus touffue, mal rasée, tu fais de lui un homme viril,
Ses bras musclés attirent les femmes chétives,
C’est un mâle trapu, protecteur et habile,
Faussement négligé, c’est un gaillard qui les captive.
Aucun maquillage ne se révèle aussi naturel,
Le visage de l’homme reste le même, soir ou matin,
Il peut devenir une œuvre d’art, un modèle,
Un tableau de Dali, succès dédié à chacun.