Disparition

Par : Salus
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Salus

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Disparition



L’oiseau dont l’aile survole
Dévalant de pôle en pôle
La planète au ras des nues
Parmi les filles émues
D’Éole - O Sylphides nues !

L’oiseau qui, bec en avant,
Mène un triangle fervent
De sauvages migrateurs,
De l’infini tous vecteurs,
Vainqueurs de toutes les peurs ;

L’oiseau qu’un nuage grise
Dans le grisou de la brise
En cabriolant sa fièvre
Tel l’amour fait pour Guenièvre
Et tel qu’au sol fuit le lièvre ;

L’oiseau triste prisonnier
De barreaux là pour nier
Sa capacité d’éther,
Sa passion pour Déméter
Et pour la vie au grand air ;

L’oiseau, d’os creux et de plumes,
L’oiseau des azurs posthumes
N’est plus, souvenir volage,
Au clocher de mon village,
Qu’un coq gris rongé par l’âge !



Ce message a été édité - le 17-08-2024 à 16:09 par Salus
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Lau

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Voler, quand même, c’est beau !
Nous, humains, ça nous affole ;
Or, on connait quelque oiseau
Si libre quand il s’envole
Qu’il négligea ce cadeau.

Poule, autruche ou le cagou
Sous un prétexte facile :
Plus aucun prédateur fou,
Pourquoi serait-ce imbécile
De s’en remette au genou ?

Faut-il être géomètre
Pour ressentir l’expansion
En troisième dimension
Vieillir et se sentir naître ?

L’eau. Fûmes aussi poisson
Avant d’être vache et paître,
En décor sur l’horizon,
Jamais fini de notre être.


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Salus

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Au début, anaérobiques,
Etions-nous cousins du botul !
(Avant d'être semblable aux biques
Puis d'apprécier Jethro Tull...)
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Lau

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Epatant qu’au moindre déclic
Mus par on ne sait quels bidules,
Sortis d’un bizarre ombilic,
L’on se pavana sous des tulles.




Ce message a été édité - le 17-08-2024 à 19:30 par Lau
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Salus

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Nous fûmes issus de ces briques
Que le Vivant, dans son calcul,
Trie en nécessités lubriques !
(Tout ça ? - Des histoires de cul !)
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Lau

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Ainsi, faits de bric et de broc
Depuis les vieilles molécules,
Nous, Aristotes, nous, Hercules,
Défions la mort et le roc ?
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Salus

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La vie un jour livrée aux iules ?
Je fais, ric et rac, dans mon froc
Quand ô Camarde, tu m'accules
A l'extrémité qu'est ce troc !
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Lau

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Quoi d’autre qu’emprunter des ioles,
Hisser haut le doux et blanc foc
Qui nous mène –et c’est pas du toc-
Sur la mer au son des violes.
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Salus

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Oui ! mais ne sens-tu pas le croc
Nous guetter, nous, pauvres bestioles,
Du soir jusques au chant du coq ?
(Allez ! je sais qu'aussi tu miaules)


- Minuscule entorse sur la rime visuelle, que je justifie (sournoisement) par la rareté déficiente d'une finale jumelle pour le rimot "coq"
(L'arbitre, myope et cuvant sa bière, n'a rien vu)
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Lau

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Bien qu’elles soient exponentielles,
Nous serrent le cou –quel astroc !-,
Ces peurs de mourir démentielles
Sont un inévitable accroc.

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Salus

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Au ponant se couchent les ciels
De lit dont la laideur nous choque ;
La culture instille en nos cils
La chassie irréelle et glauque.


*Croc / Accroc, j'aurais pas osé, il est vrai qu'avec ce que tient l'arbitre...
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Lau

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[l’arbitre est sous LSD,
L’étymologie est obscure,
Il veut rouler et n’en a cure,
Il veut juste son OCB]

Au levant, malgré quelques fiels
Qui, dans la bouche, nous font chique,
Se tissent néanmoins les fils
Qui nous font les sons de la clique !

J'ajoute la cheville "mais" au premier vers ; après ta juste remarque.




Ce message a été édité - le 20-08-2024 à 19:52 par Lau
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Salus

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Petite entorse rythmique au premier vers (décidément, l'arbitre plane)
- Félicitation pour l'exemplaire et retorse spécularité du dernier quatrain.


- Cuit, il écoute ACD
C ! (Mais l'étymon, ch't'assure,
Est très certain ! C'est l'AB
C d'un art qu'Orphée azure.)

Ces matchs, en fait, sont essentiels :
Vénéneux comme la colchique
Ils nous mithridatisent, fils
Des démons et de la cholique !





Ce message a été édité - le 20-08-2024 à 17:27 par Salus
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Lau

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[Echappant –tant mieux à l’O.D.-,
Voilà-t-y pas qu’il me murmure :
- Lau, prends note et fors ma biture,
Salus gagne ce match (N.B.).]


Apollinaire aux potentiels
Infinis, n’en fit un colloque,
Non plus de la fleur une miss,
« Colchique » est mâle et soliloque.








Ce message a été édité - le 20-08-2024 à 10:37 par Lau
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Salus

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Vieux poivrot, direct à l'EPAD !
(Il Vacille bâbord amure)
Le pinard ? - Tox ! même en A.B.
(Ca fait finir dans la saumure)


"Colchique", c'est exact, me bloque ;
Disons "nul" ? ce fleuron du lys
Est royal et fera nos miels
Au récit de matchs démentiels !